Un bal dans l’Au-Delà

Guider deux personnes en même temps pour une rencontre avec des personnes décédées est un exercice qui me plaît beaucoup. Et j’ai l’occasion de le faire plusieurs fois.

Il s’agit cette fois d’une mère (une Comtesse italienne) et de sa fille qui souhaitent parler avec Feu Monsieur le Comte.

La fille m’avait déjà prévenue que suite à la séance elle avait rendez-vous à l’onglerie et qu’elle reviendrait chercher sa mère par la suite.

La différence lorsque l’on guide 2 personnes de cette manière c’est qu’elles ne prennent pas forcément la même voie pour rencontrer la personne décédée et qu’il ne faut pas les perdre en chemin.

Je les ai prises les 2 par la main et elles se sont tout de suite retrouvées dans un immense bâtiment.

Tout de suite, elles ont toutes les deux entendu de la musique. Alors je les ai invitées à se diriger vers la pièce d’où venait la musique.

Afin de ne pas les perdre, je leur demandais à l’une et à l’autre de me décrire ce qu’elle voyait.

Il est bon de rappeler ici que je pratique une technique de guidance à l’aveugle et que je ne vois rien. Seul mon ressenti et les indications données par mes client(e)s nous permettent d’avancer. C’est un travail d’équipe. Si je ressens une peur qui s’installe chez la personne que je guide, je sais que nous n’irons pas plus loin car la personne n’est pas prête.

En empruntant des chemins différents donc, les voici toutes les deux arrivées devant la porte d’où émane la musique. Je leur dis d’ouvrir la porte.

La fille peut entrer et elle me dit qu’il y a un bal et que son père vient vers elle. Je lui dis alors d’aller vers son père et que tout va bien.

La mère quant à elle ne peut pas entrer, elle me dit qu’elle est de l’autre côté de la pièce par rapport à sa fille. Qu’elle n’est pas arrivée par la même porte. Elle me dit qu’elle voit sa fille dans les bras de son papa (Feu le Comte) et que celui-ci semble la présenter aux autres personnes présentes au bal.

Tout à coup, la fille me dit que le bal est terminé. Alors je ramène la mère et la fille à l’extérieur du bâtiment.

La fille me dit que devant le bâtiment, il y a des tables et qu’il y a une personne par table.

La mère me dit qu’elle est face à un homme barbu. Je lui dit de lui parler. Elle me répond qu’il ne lui dit rien.

Alors je profite du bal dans l’Au-Delà pour passer quelques messages personnels. Je demande à la fille si elle voit un cowboy. Elle me répond que oui. Alors je lui dis de lui faire un bisou sur la joue de ma part. Elle me répond que lorsqu’elle s’est penchée pour le faire il a dit : «toi touche pas à mon chapeau ». Je l’ai remerciée de l’avoir fait pour moi.

Puis je lui dis de demander s’il y a un homme qui s’appelle GT* sur la terrasse. Elle me répond que oui. Alors je lui dis : «dis-lui que je tiens à sa fille ». Elle me répond qu’il a une bière devant lui et qu’il la lève en disant : « ça marche ».

Ensuite je les ai ramenées toutes les 2 « ici et maintenant » en remerciant toutes les personnes qui étaient venues pour nous.

La séance terminée, j’ai fait un soin à la fille (je suis guérisseuse) et ensuite elle est partie pour sa manucure.

Je suis donc restée seule avec la mère. Je dirais plutôt avec Madame la Comtesse.

Madame la Comtesse ne comprenait pas pourquoi elle et sa fille n’avaient pas pris le même escalier et n’étaient pas arrivées à la même porte. Elle ne comprenait pas pourquoi elle n’avait pas pu entrer dans la salle de bal et retrouver son mari, Feu Monsieur le Comte comme leur fille.

Alors je lui ai dit que je ne savais pas et j’ai écouté ses lamentations.

Plume de feu