Le combat d’une nuit

Il était une fois une femme qui avait pour habitude de se rendre à Longeborgne, non seulement pour s’y balader, mais également pour y prier et y prendre le temps de savourer une énergie hors du temps.

Un jour elle décida d’y acheter 2 chapelets. Un pour elle, tout en bois et un très joli rose qu’elle décida de donner plus tard à sa petite-fille. Ce qu’elle ne fera jamais, vous comprendrez pourquoi plus tard.

Elle rangea le petit chapelet rose dans une jolie petite boîte et prit l’habitude de prier chez elle avec le chapelet de bois. Tout se passait bien.

Un soir que son compagnon était déjà couché, elle ressentit que quelque chose d’étrange se passait dans l’appartement.

Elle se coucha et comme son compagnon était déjà endormi sur le dos, elle déposa son chapelet en bois sur son plexus afin de le protéger….. de quoi ? elle ne le savait pas…. Et elle s’endormit….

Au milieu de la nuit, elle s’éveilla brusquement, elle aussi sur le dos, la bras gauche totalement crispé, hors du lit et dans sa main gauche elle serrait très fort le chapelet qu’elle avait déposé sur son compagnon. Sa tête était également tournée vers la gauche. Une fraction de seconde lui suffit pour comprendre que quelque chose n’était pas normale : la pièce était entièrement dans l’obscurité la plus totale !

Elle regarda alors droit devant elle et dans cette nuit noire dans laquelle était plongée la chambre 2 yeux qui la fixait à quelques centimètres des siens. Elle comprit de suite que le diable était en face d’elle et qu’elle devait se battre avec la seule arme que sa grand-maman lui avait apprise : La Prière

Alors en fixant ses 2 yeux mauvais qui la menaçait, elle commença à réciter le Notre Père en y insérant régulièrement une phrase qu’elle avait reçue. Une phrase qui chasse le diable. Elle ne sait pas combien de temps a duré le combat, ni combien de Notre Père entre-coupé de cette phrase, sans se tromper elle a récité du plus profond de son cœur pour gagner ce combat. Ce qu’elle se rappelle, c’est que ce fût long, très long…… et tout à coup, les 2 yeux mauvais qui la menaçaient se sont éteints et la luminosité habituelle a repris sa place dans la pièce. Elle ne dormit plus de la nuit.

Le lendemain, elle raconta cette histoire à son compagnon. Elle sortit de la boîte le petit chapelet rose qu’elle destinait à sa petite fille et au moment du coucher, elle demanda à son compagnon de s’entourer le poignet avec son chapelet à elle.

Elle garda le petit chapelet rose et resta éveillée au salon le plus longtemps possible car elle n’osait pas aller se coucher, de peur de s’endormir et d’avoir à se battre seule encore une fois.

Puis, vaincue par la fatigue, elle décida que si tel était son destin, il fallait bien qu’elle y aille. Autour de son poignet, le petit chapelet rose, elle ne tarda pas à s’endormir.

Rien ne se passa cette nuit-là.

Le matin lorsqu’elle se réveilla, soulagée, elle avait toujours le petit chapelet rose autour du poignet. Son compagnon avait lui aussi toujours le chapelet de bois autour de son poignet à lui.

Et pendant qu’ils déjeunaient tous les deux, elle entendit la voix de son Guide lui dire : Avoue que si je t’avais dit AVANT contre QUI tu allais devoir lutter une nuit, tu n’aurais jamais osé dormir de ta vie ?

Elle reconnu qu’il avait raison. Et il lui dit qu’elle n’aurait jamais plus à lutter contre celui-là et qu’elle pouvait maintenant dormir tranquille.

Quelques années plus tard, elle raconta cette histoire à un homme qui venait de débuter en qualité de croque-mort. Il était en présence de son épouse et elle avait totalement confiance en eux.

Celui-ci lui demanda si, à son avis, le fait d’avoir un chapelet dans les mains aurait pu avoir une influence car depuis de nombreuses années, les morts sont enterrés sans chapelet entre leurs mains jointes ?

Elle répondit simplement : je ne sais pas…..

Plume de feu